Cette technique de dopage à l'eau est loin d'être récente. Elle est inspirée des travaux sur l’injection d’eau dans les moteurs diesel qui remonte  à la fin du XIXème siècle et le développement des moteurs thermiques.

Ces techniques ont été développées par un américain au début de année 1990, qui a profité de l'essor d'internet pour faire connaître ce procédé. On retrouve aujourd'hui beaucoup de système sous l'appellation Gillier-Pantone.


Depuis plus dix ans, plusieurs centaines de moteur ont été modifiés. Les montages ont pour but :


‐ de réduire la consommation de carburant
‐ de réduire la pollution émise par les gaz d’échappement

 

Nous attirons l'attention des lecteurs que :

 

L'appellation " moteur à eau " est erronée d'un point de vue scientifique !

 

En effet, la vapeur d’eau produite est envoyée dans un réacteur où elle est transformée

avant d’être injectée dans le moteur.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pendant la première et la deuxième guerre mondiale, l'ingénieur motoriste Pierre Clerget expérimente avec succès le dopage à l'eau de ses moteurs d'avions.


En 1974 et 1975, deux français, Jean Chambrin et Jack Jojon déposent aussi une série de brevets pour un système permettant l'ajout de la vapeur d'eau à des moteurs d'automobiles ou de camions.


Dans les années 80 et 90, on retrouve ce procédé qui permet un gain notable de puissance, lors de Rallyes automobiles et même sur certaines Formules 1.

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

A l'heure actuelle de nombreux montages ont été réalisés par des particuliers ou des associations : sur des tondeuses, des groupes électrogènes, des tracteurs, des machines agricoles, des voitures, des camions, des bateaux, et même un hélicoptère.

Cette technique rencontre encore des sceptiques, car les réactions qui se produisent à l'intérieur du réacteur ne sont pas totalement scientifiquement connues même si de nombreuses théories sont avancées. En effet les utilisateurs de ces systèmes manquent souvent de moyens techniques et financiers afin de vérifier leurs hypothèses. Des questions qui restent en suspens mais auxquelles on pourrait apporter des réponses si un intérêt scientifique et industriel se manifestait. Car avec des bancs d'essai équipés d'outils de mesure adaptés, ces montages expérimentaux pourraient être validés et leurs performances en dépollution et en gain de consommation pourraient être encore améliorées !

A bon entendeur …

 

Exemple de Prototype

 

Le concept n'est pas nouveau :

 

les premières applications datent de 1864 avec les travaux de l'ingénieur Hugon sur son moteur à gaz.
En 1895, De Dion et Bouton déposent le premier brevet concernant l'injection d'eau dans un moteur à essence.


La vapeur ajoutée au carburant apportant d'excellents résultats en matière de régulation de combustion, plusieurs brevets sont déposés en Europe sur ce procédé, entre 1895 et 1899.

 

 

 

 

Poste de pilotage

avec une réserve de 12 L à gauche sous le volant