On distingue deux principes différents :

- le montage 100% Pantone :

Paul PANTONE a débuté ses recherches en 1979, et après près de 350 essais infructueux, il découvrit le procédé tel qu'il le décrit dans son brevet (US005794601A1). Dans le but de diffuser au maximum l'idée du GEET, Pantone n'a pas hésité à diffuser ces plans sur Internet, le 26 octobre 1999.





En résumé, un mélange d'hydrocarbures et d'eau est vaporisé pour être injecté au niveau d'un réacteur. Ces vapeurs sont transformées au sein du réacteur avant d'être injectées dans le moteur. Cela engendre une baisse de la pollution significative ainsi qu'une baisse de la consommation qui peut être raisonnablement estimée entre 20 à 30 %. Le système se monte directement sur la pipe d'admission et le collecteur d'échappement et remplace donc entièrement le carburateur et une partie du pot d'échappement.



Il peut être décomposé en 2 éléments :

- l'évaporateur/volatilisateur, nommé bulleur à droite sur le schéma. Il contient le mélange d'essence et d'eau, dans ce cas il fait office de réservoir.

- Le réacteur, nommé réacteur endothermique au centre. C'est la que se fait la réaction de reformatage des vapeurs. Le système de carburation, non représenté sur le plan doit être conservé pour la phase de démarrage.

En effet, lorsque le réacteur est froid, il ne fonctionne pas. Toutefois la mise en place de ce système engendre de nombreuses modifications et notamment lors de son installation sur les véhicules.

L'étude la plus complète que l'on trouve aujourd'hui du système a été réalisée par un ingénieur, Christophe Martz lors de son projet de fin d'étude en Génie Mécanique option Energétique Industrielle à l'ENSAIS (Ecole Nationale Supérieure des Arts et Industries de Strasbourg) disponible sur son site www.econologie.com. D'autres explications sont disponibles sur les " pages " de Michel DAVID, sur le site www.quanthomme.fr.

Les réductions des polluants sur le procédé Pantone sont impressionnantes. De plus ce taux tend à diminuer avec la charge, ce qui va à l'encontre du fonctionnement d'un moteur classique dont la combustion est meilleure à charge élevée.

Le gain de consommation sur le système Pantone est très faible par rapport au fonctionnement d'origine, on est loin de la division de 2 à 3 de la consommation annoncée par Pantone. Mais le montage que Christophe Martz a réalisé est celui de base (du brevet) et est plus expérimental que fonctionnel. Mais ces résultats sont prometteurs car ils montrent qu'à montage d'échappement identique le procédé Pantone permet des gains de consommation supérieurs à 50%.

Cette étude réalisée en 2001 prouve l'intérêt qu'il faut porter à ce système. Toutefois, nous avons pu remarquer que des améliorations étaient à apporter pour atteindre les résultats promis par Mr Pantone



- le dopage à l'eau

Cette technique est loin d'être récente. En effet, dès 1901, un ingénieur français Clerget découvre les vertus de l'injection d'eau avec le gasoil sur les moteurs à haute compression. Ces travaux permettaient déjà d'améliorer le rendement des moteurs diesel. Elle fut utilisée dès 1942 en aviation militaire, puis en formule1 pendant les années 80 et encore actuellement dans certaines compétition en Rallye. On en trouve aujourd'hui, une application industrielle : le carburant Aquazol. Emulsion stabilisée eau-diesel qui permet lors de son utilisation la réduction des Nox, monoxyde de carbones ou imbrûlés (carburant et fumées).

Les principales conclusions quant à l'utilisation d'eau dans les moteurs thermiques sont les suivantes :

· L'injection d'eau diminue les sources de cliquetis et la détérioration du moteur en augmentant l'indice d'octane du mélange.

· L'injection d'eau permet l'augmentation de la pression moyenne effective avec une consommation spécifique diminuée.

· L'injection a un effet de refroidissement des pièces internes du moteur (piston et cylindre).



Schéma de principe



tiré du site http://reaction.directe1.free.fr



Principes généraux


De la vapeur d'eau est produite au sein d'un générateur de vapeur grâce à la chaleur des gaz d'échappement qui chauffe également le réacteur du système. La dépression créée par le moteur aspire ces vapeurs qui traversent le réacteur où elles subissent une transformation avant d'être injectées dans le moteur.

Le réacteur


On retrouve le réacteur comme décrit dans le montage de Pantone qui est la pièce principale de ce système. En effet, c'est dans ce réacteur que les vapeurs d'eau sont transformées en un gaz dépolluant qui permet d'accroître les performances du moteur (baisse de consommation).

Le réacteur est composé de 2 tubes concentriques et d'une tige métallique insérée dans le plus petit des 2 tubes. Dans le tube intérieur circulent les gaz d'admission à contre courant des gaz d'échappement circulant dans le tube extérieur. Les gaz d'admission circulent donc dans un espace annulaire créé entre la paroi intérieure du plus petit tube et de la tige métallique.

Toutes les réactions qui se produisent à l'intérieur de ce réacteur ne sont pas totalement scientifiquement connues mais de nombreuses théories sont avancées. Toutefois, les utilisateurs de ces systèmes manquent souvent de moyens techniques et financiers afin de vérifier leurs hypothèses. Le détail de ces réactions sera présenté dans le paragraphe hypothèses de fonctionnement

Le générateur de vapeur (G.V.)


Il permet de produire la vapeur d'eau nécessaire pour l'alimentation du réacteur. De nombreux utilisateurs ont conservé le système du bulleur comme sur le montage initial de Pantone. Le bulleur a plusieurs inconvénients comme l'insertion d'un tel système autour du moteur où généralement la place est comptée ou encore la montée en température des vapeurs assez lente et un contrôle de leurs températures assez irrégulier.

Le G.V. est constitué de 2 tubes de diamètre différents, emboîtés l'un dans l'autre. Ainsi l'espace annulaire créé permet à l'eau de se transformer en vapeur en récupérant la chaleur des gaz d'échappement Le G.V. permet d'obtenir rapidement une vapeur autour de 90/95°C et permet sa production en fonction du régime moteur car plus on demande de la puissance au moteur, plus de gaz d'échappement chauffe le GV accélérant ainsi la production de vapeur.


Pour tous renseignements, visitez le site de Michel, http://reaction.directe1.free.fr, vous trouverez toutes les informations nécessaires pour la réalisation de cette pièce.

Un grand merci à lui, pour ses travaux et ses différents conseils !



Hypothèses de fonctionnement


Il y a 3 possibilités qui sont avancées :

- l'eau est transformée chimiquement dans le réacteur et le produit obtenu intervient lors de la combustion.

De l'air (N2 : azote et O2 : dioxygène) et de la vapeur d'eau (H2O) sont injectés dans le réacteur où ils peuvent être transformés en différents produits combustibles. Selon les conditions de transformation présentes dans le montage du dopage à l'eau, il peut se produire de l'hydrogène atomique H+, du N2H4, de l'hydrazine ou encore du peroxyde d'hydrogène H2O2.

Ces transformations peuvent être expliquées grâce aux théories d'ionisation de la vapeur d'eau ou la cavitation gazeuse par choc aérauliques.

- l'eau n'est pas transformée dans le réacteur mais la réaction se passe au niveau du moteur.

Il y a ici aussi plusieurs possibilités, la réalité étant sûrement une combinaison de plusieurs de ces effets. D'un point de vue thermodynamique et mécanique, une amélioration de la détente des gaz chauds entraîne une pression plus homogène sur le piston, améliorant la souplesse du moteur ainsi que son rendement. Une meilleure étanchéité des pistons permet de réduire la consommation d'huile et une meilleure dispersion du carburant permet une meilleure combustion. D'un point de vue chimique, il peut se produire un crackage de l'eau qui réagirait avec le carbone du carburant permettant ainsi la production de réactifs plus propres et plus efficaces lors de la combustion.

- la troisième voie envisageable serait un compromis entre les deux premières possibilités.

Les explications scientifiques de ce système de dopage à l'eau ont pu être avancées grâce aux expérimentations et recherches de particuliers. Beaucoup de questions restent encore en suspens mais on pourrait y répondre rapidement si un intérêt scientifique et industriel accompagnait son développement. Avec des bancs d'essai équipés d'outils de mesure adaptés, ces montages expérimentaux pourraient être validés et leurs performances en dépollution et gain de consommation pourraient être encore améliorées.